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Lincé

Lincé, blotti dans son écrin de verdure, s’étire au long du versant sud de la colline qui domine Sprimont. Géologiquement, Lincé fait partie du Condroz, avec son alternance de crêtes et de dépressions. Le sous-sol renferme une roche typique du Condroz, appelée psammite par les scientifiques mais sympathiquement nommée « pierre d’avoine » par les habitants. Cette pierre jadis extraite sur place, a façonné le cœur ancien du village en lui conférant, par temps de soleil, une coloration ocre quelque peu méridionale. Quelques groupements typiques de l’habitat, appelés « cours », présentent encore un aspect bien caractéristique.

Lincé fut le village adoptif du grand écrivain wallon Henri Simon, qui y vécut de 1884 à 1939, année de sa mort. C’est dans les campagnes lincéennes, au contact des petites gens, qu’il trouva l’inspiration pour son œuvre poétique d’une exceptionnelle qualité appelée « Li Pan dè Bon Diu ». Il dépeint en 24 tableaux une image fidèle des travaux des champs, allant des labours à la dégustation du pain.

En août 1914, Lincé eut beaucoup à souffrir de la violence des troupes allemandes : 35 civils furent fusillés et 52 maisons incendiées. Une statue de Marceau Gillard en fixe le souvenir sur la place du village.

Lincé doit être bien connu des pilotes de l’aviation civile car une balise radiogoniométrique au nom de code de SPRIM y est installée. En collaboration avec sa sœur jumelle établie à Olne, elle sert de « poteau indicateur céleste ».

Lincé est tout indiqué pour les promenades pédestres. Un réseau de cheminements anciens permet de parcourir des campagnes verdoyantes et de découvrir de vastes horizons s’étendant jusqu’aux contreforts de l’Ardenne.