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Louveigné

Dans un pays de monts, « tiêrs », vallons et « liés »,

Aux vastes panoramas ceinturés de forêts,

Verdoyant de ses prés, haies, buissons et bosquets,

Une terre, un canton, un village : Louveigné !

Une terre, un canton.

 

Louveigné, en Wallon, Lom’gné. A l’origine, Lupinium-acum = domaine de Lupinius.

Au Moyen-âge et jusqu’en 1795, Louveigné est une enclave de la principauté abbatiale de Stavelot, entourée de terres luxembourgeoises, limbourgeoises et liégeoises. L’abbé était souverain et seigneur. Il désignait un avoué local, héréditaire, le seigneur de Fraipont, chargé d’assurer la protection des biens de l’abbaye. Il résidait al’Tour (rue du Gravier).On découvre encore de cette époque quelques habitations en pierre calcaire, l’église St-Remacle, al’Tour avec li pîr à leu , le moulin de Stinval, la Cens de la Haute-Folie, la chapelle de Blindef…

 

Louveigné terre de justice…

Terre abbatiale mais éloignée de Stavelot, louveigné disposait de sa propre cour de justice.

De 1795 à 1815, sous le régime français, Louveigné est une commune et un canton judiciaire du département de l’Ourthe.

Un tribunal de justice de paix siège toujours à Louveigné. Un jugement courageux, favorable aux agriculteurs locaux et contre la C.N.A.A., rendu par le Juge Pol Hanson, en février 1942, a eu une portée nationale. Il valut au magistrat la déportation dont, hélas, il ne revint pas.

La fusion des communes, au 1er janvier 1977, rattache celle de Louveigné à Sprimont. Deux de ses hameaux, Deigné et Playe rejoignent Aywaille.

Jusqu’à la fin des années 50, une activité omniprésente : l’agriculture. Orientée vers la production laitière, elle s’exerçait dans de petites fermes. De nos jours, les agriculteurs se comptent sur les doigts d’une main. Ils gèrent de grosses exploitations laitières réclamant la culture du maïs.

Quelques ateliers, des commerces, le site marial de Banneux, deux écoles, des maisons d’accueil pour enfants, des homes pour personnes âgées et la zone d’activités de Cornement, proche de l’autoroute A26 / E25 offrent un travail local. Mais la majorité des personnes actives ont un emploi dans des firmes proches de Liège, Verviers, Bruxelles et même au Luxembourg.

Louveigné qui souffre…

Traversé par des routes reliant des localités importantes, Louveigné a vu, hélas, au fil du temps, défiler de nombreuses armées étrangères. Celles-ci n’épargnaient pas la population. Ainsi, le 7 août 1914, le village est incendié et 30 civils sont fusillés ou abattus par des soldats allemands.

Louveigné… de toute beauté !

Forêts et pâtures verdissent un paysage entrecoupé de haies et parsemés de buissons. Des arbres, ça et là, gonflent à l’aise leur ramure. Le sommet des crêtes offre au regard de jolis panoramas. L’horizon nord découvre des collines boisées, des vallons, la zone urbanisée du plateau de Herve, et le terril de Micheroux, témoin du passé charbonnier de cette région. De l’est à l’ouest se déroule un tapis de verdure où se nichent ou émergent, au gré des vallons ou des crêtes, quelques villages avec pour toile de fond, en discontinu, le massif forestier de l’Ardenne-Eifel.

Anciens quartiers, hameaux, villages, enchantent le promeneur. Vôyes (= vieux chemins) et pasès (= sentiers) le conduisent à la découverte de la diversité, du pittoresque et de la poésie des coins de chez nous. Quelques légendes telles la Gatte d’or, le Censier de la Haute-Folie, le Chien noir,… en agrémentent encore le charme.Un sous-sol à surprises

Les bancs de schiste (crêtes) alternent avec les bancs calcaires (vallons) et plus rarement de grès. Les anciennes constructions témoignent de l’exploitation d’autrefois de petites carrières de calcaire et de grès. L’extraction du minerai de fer, du sable, de l’argile et de la marne fait aussi partie du passé.

Rus et ruisseaux s’engouffrent en chantant dans les cavités calcaires, les chantoirs. Ils forment des grottes mystérieuses réservées aux spéléologues.

Un village : Louveigné

Altitude : 245 m au pied de l’église St-Remacle et 265 m au rond-point du Plein Vent.

Une localité d’anciennes fermes en moellons calcaires et d’autres maisons en grès ou briques pour les plus récentes, traversées par une grand’ route, la n° 62 Liège – Spa, datant de 1725.

A découvrir : 

  • La place Paul Hanson avec l’église St-Remacle et sa forte tour, l’ancienne maison communale toujours Justice de Paix
  • Tout proche, le quartier Al toûr :
  • Sa maison forte, la Tour Lempereur ou de la dîme, au bout d’une ancienne cour entourée des bâtiments d’une vieille ferme, li pîre à leu
  • L’ancienne grange au beau pignon avec porte charretière â tiyou, ou la place du Tilleul avec :
  • La fontaine
  • L’ancien hôtel Hubin, maintenant pharmacieLes anciennes maisons et fermes à rue et celles entourant les deux cours
  • E tronleû, quartier du village avec ses anciennes fermes et habitations et sa petite chapelle flanquée de deux tilleuls
  • El tchina, autre quartier du village avec « la maison du juge » en retrait, dans un jardin et ses anciennes fermes et maisons

Le vallon des chantoirs

Sous les apparences d’un classique paysage rural, où fleurissent les villages ou hameaux de Sendrogne, Blindef, Louveigné, Adzeux, Rouge-Thier, Deigné, Hotchamps et Sècheval se cache une région quelque peu mystérieuse. Ici, l’Ardenne flirte avec le Condroz. Même s’il ne s’agit nullement d’amours coupables, le grès et le schiste rougissent de ces rapprochements affectueux ; les ruisseaux qui de loin observent la scène disparaissent, pas toujours discrètement, dans des grottes pour ne point gêner leurs ébats et… le creux du vallon se retrouve sans rivière ! Vraiment nous sommes dans une terre de légendes, de mystères et d’histoires.

 

Louveigné est jumelée avec Le Pérréon en France.